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Alcool et allaitement

Mise à jour de mon article sur la consommation d’alcool durant l’allaitement avec cette revue de 2013 dont voici la conclusion :
 » Bien que l’effet à long terme de l’exposition à l’alcool durant l’allaitement demeure inconnu, le fait de se conformer aux recommandations habituelles des autorités de santé sur la consommation d’alcool chez les femmes n’entraîne pas l’exposition des enfants allaités à des quantités d’alcool cliniquement inquiétantes, et des précautions particulières pour les femmes allaitantes ne sont pas nécessaires. « 

L’intégralité de l’étude ici :
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/bcpt.12149/full

D’autre part, il semble que la biodisponibilité de l’alcool soit plus faible chez les femmes allaitantes comme le conclut cette étude de 2008 :
 » La disponibilité systémique de l’alcool diminue pendant la lactation. Cependant, la réduction de la disponibilité de l’alcool chez les femmes allaitantes n’a pas entraîné de changements proportionnels des effets subjectifs de l’alcool. »

Autrement dit, on se sent pompette, mais notre alcoolémie est moins élevée qu’une femme qui n’allaite pas !

L’étude ici :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2265592/

 

 

 

alcool allaitement

Alcool et allaitement… Voilà un sujet qui peut sembler tabou ou choquant, et pourtant ô combien fréquent !

Si la consommation d’alcool est à proscrire totalement durant la grossesse, il en va autrement durant l’allaitement, et cet article va vous expliquer pourquoi.

Soyons clairs tout d’abord, je ne vais pas discuter ici de consommation d’alcool régulière, quotidienne ou excessive. Il existe un syndrome d’alcoolisme fœtal lié à l’alcoolisme de la mère, et qui peut survenir dès la naissance. Je vais vous parler ici d’une consommation d’alcool occasionnelle, chez une mère saine ayant un bébé né à terme et sans pathologie particulière.

On trouve 2 grands types de directives ou d’avis sur la question, d’abord parce que les études sur la consommation ponctuelle d’alcool durant l’allaitement n’existent tout simplement pas à ma connaissance et malgré mes recherches (et j’ai ma petite idée sur le pourquoi de la chose, voir plus bas), et ensuite parce que certaines institutions qui écrivent des recommandations de santé publique agissent selon le principe de précaution et ont donc tendance à prendre des gants en ce qui concerne ce sujet.

L’objectif de cet article est d’être aussi exhaustif que possible et de vous proposer en lecture les diverses données et avis que j’ai pu récolter. A chacun(e) ensuite de se faire son opinion sur la question !


Du coté des données avec principes de précaution :

Quelques lignes directrices :

  • les recherches n’ont jusque là démontré aucun effet négatif pour une consommation occasionnelle d’alcool (de 1 à 2 verres). Voici des exemples d’équivalence pour un verre selon l’alcool consommé dans l’illustration ci-contre.unite_alcool_0
  • Il n’est pas recommandé de consommer plus de 1 ou 2 verres d’alcool par semaine
  • L’Académie Américaine de Pédiatrie, section allaitement, note : « l’ingestion de boissons alcoolisées devrait être minimisée et limitée à des situations occasionnelles ne dépassant pas 0.5g d’alcool par kilo, ce qui représente pour une mère de 60kg environ 45mL d’alcool fort ou spiritueux, 160 mL de vin, ou 2 bières. La mère devrait attendre 2h ou plus après l’ingestion d’alcool pour minimiser sa concentration dans le lait consommé par le bébé. »
  • Le simple bon sens invite à reprendre l’allaitement lorsque vous vous sentez « neurologiquement normale », c’est-à-dire lorsque vous ne percevez plus les effets de l’alcool (en général, lorsque vous êtes assez sobre pour être en capacité de conduire)
  • Il n’y a aucun intérêt à tirer son lait et à le jeter, sauf si la mère en a besoin pour se soulager, car cela ne permet pas la diminution du taux d’alcool dans le lait ; l’alcool ne s’accumule pas dans le lait, il passe librement du sang dans le lait dans les 2 sens : lorsque votre alcoolémie augmente, la quantité d’alcool dans le lait augmente, et inversement lorsque votre alcoolémie diminue.
  • L’alcool n’augmente pas la production de lait. Au contraire, il a été démontré que l’alcool peut inhiber le réflexe d’éjection du lait et induire une consommation de lait moindre chez le bébé.

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Evidemment, cette vieille publicité n’est pas du tout valable ! Même si elle fait sourire…

  • Si vous êtes séparée de votre bébé, il est recommandé de tiré votre lait aux moments où votre bébé tète habituellement, non pour éliminer l’alcool du lait mais pour entretenir votre production lactée, le minimum étant d’exprimer un peu de lait à la main si vous sentez votre poitrine tendue et inconfortable afin d’éviter canaux bouchés et mastites.
  • Gardez toujours en tête que l’âge de votre bébé est à prendre en compte pour les effets de l’alcool ; un nouveau né a un foie très immature, et de toutes petites quantités d’alcool auront bien plus d’impact sur lui que sur un enfant plus grand

Voici quelques faits et préconisations au Canada :

alcool-allaitement


Parlons un peu plus scientifiquement pour comprendre comment tout cela fonctionne et sur quoi l’on peut se baser pour réfléchir :

Lorsqu’on parle d’alcool de façon plus générale, en sortant du contexte de l’allaitement, on connaît bien sa cinétique d’absorption et d’élimination.

Chaque verre consommé augmente  en moyenne votre taux alcoolémie de 0,20g à 0,25g voire 0,30g chez les personnes minces, les femmes ou les personnes âgées. Ce taux peut encore augmenter en fonction de votre état de santé, de stress ou de fatigue.

L’OMS recommande de ne pas dépasser  :

– chez l’homme 3 verres maximum par jour

– chez la femme 2 verres maximum par jour

Après l’absorption d’une boisson alcoolique, l’alcoolémie atteint son maximum en une 1/2 heure si l’ingestion d’alcool est faite à jeûn, en 3/4 d’heure à 1 heure si elle est faite au cours d’un repas. Le temps d’élimination est fonction de la quantité d’alcool ingérée. Il est de 4 à 5 heures, environ, pour une alcoolémie de 0,6 g/l, soit une élimination à raison de 0,15 g/l par heure. Cette élimination est sujette à de fortes variations individuelles.

Les canadiens (toujours eux !), ont créé un tableau précis et utile du temps d’élimination complète de l’alcool selon le poids et le nombre de verres consommés :

alcool-allaitement-tableau


Les effets de l’alcool sur l’allaitement et le bébé allaité

Une petite revue de littérature permet de regrouper certaines informations, mais les études portant sur une consommation d’alcool occasionnelle sont quasi inexistantes à ma connaissance :

  • L’alcool n’augmente pas la production de lait ; les bébés tètent plus souvent mais consomment moins de lait dans les 3 à 4h suivant la prise d’alcool par la mère  (Mennella & Beauchamp 1991).
  • Une consommation de plus de 2 verres peut inhiber le réflexe d’éjection (Coiro et al 1992; Cobo 1974).
  • Une consommation quotidienne d’alcool augmente le risque d’une prise de poids lente chez l’enfant
  • La consommation quotidienne d’alcool est associée à un retard de développement  (Little et al 1989).

Et à présent voici les avis plus favorables :

Voici la traduction de divers extraits articles écrits par le Dr Jack Newman (pédiatre) :

 

Est-ce que je serais inquiet au sujet d’une mère allaitant son bébé si elle avait bu un verre de vin il y a plus d’une heure? Non (lire la suite). Est-ce que je serais inquiet au sujet de ce bébé conduisant la voiture? Eh bien, oui, mais pas à cause de son taux d’alcoolémie qui serait indétectable.
L’alcool est l’un des substances les plus couramment utilisées dans le monde. Beaucoup d’autorités, parents, amis disent aux mères qu’elles doivent interrompre l’allaitement si elles boivent de l’alcool : deux heures pour chaque once d’alcool consommé est une recommandation typique.
Regardons cela d’un peu plus près. Le whisky contient 40% d’alcool, la bière 3% à 5%, le vin de 10% à 13% d’alcool. Même la bière désalcoolisée contient environ 0,6% d’alcool. Selon la juridiction, vous êtes considéré comme trop ivre pour conduire avec plus de 0,05% à 0,08% d’alcool dans votre sang (0.05% en France). L’alcool se comporte différemment des autres drogues. La concentration de l’alcool dans le sang et dans votre lait est à peu près la même. Ainsi, si la mère a 0,06% d’alcool dans son sang, elle aura 0,06% d’alcool dans son lait, un dixième de la concentration dans la bière désalcoolisée! Ce n’est pas une concentration d’alcool qui va rendre votre bébé malade ou causer des lésions cérébrales (comme certains l’ont suggéré). Cette sur-prudence vis-à-vis de l’alcool reflète l’émergence d’attitudes néo-puritaines.
Bien sûr, si la mère est tellement ivre ou que son comportement est altéré une grande partie du temps elle sera incapable de prendre soin de son bébé, c’est une autre histoire, mais le niveau d’alcool au lait en soi n’est pas l’inquiétude.

 

Vous n’avez pas à tirer votre lait et à le jeter  et vous n’avez pas à attendre un certain temps après votre dernier verre afin de redémarrer l’allaitement. La quantité d’alcool qui pénètre dans le lait est minime et ne fera pas de mal au bébé.
Je ne dis pas qu’il est bien d’être en état d’ivresse parce que si vous allaitez, vous ne devez pas laisser tomber le bébé, mais le problème est votre coordination et pas la quantité d’alcool dans le lait.

Ce qui suit est tiré d’un blog d’une mère qui a testé le taux d’alcool de son lait. Pas avec un de ces kits inutiles que vous pouvez acheter dans différents magasins, mais un test dans un laboratoire de toxicologie. Je copierai de son blog la méthode qu’elle a utilisée et les résultats. Je pense que cela met en lumière le mensonge selon lequel les femmes ne devraient pas boire pendant l’allaitement ou auraient besoin de tirer leur lait et le jeter même après avoir bu un seul verre. Ce qui suit est une citation exacte de son blog:
Méthode:
Tout d’abord, j’ai pris un échantillon de mon lait (environ 1 mL) avant de boire une boisson alcoolisée. J’ai exprimé du lait de milieu de tétée pour m’assurer que j’avais une bonne part du lait de début et de fin de tétée. Après avoir terminé la séance d’allaitement, j’ai mélangé une boisson alcoolisée composée de 2 onces de vodka témoin 80(40%) et de 10 onces de soda (Sprite). J’ai bu la totalité des 12 onces en environ 30 minutes. Environ 30 minutes après avoir fini (1 heure après le début de la consommation), j’ai exprimé du lait (environ 1 ml) et l’ai étiqueté «immédiat». J’ai ensuite attendu 1 heure et exprimé à nouveau mon lait (environ 1 ml) et étiqueté «2 heures». Dans les 2 heures (depuis le début), je n’ai pas bu d’autres boissons alcoolisées,  d’autres boissons non alcoolisées, ou mangé d’autres aliments. Un autre jour, 1/2 bière (4,3% d’alcool) et des verres de vin de 2 à 6 onces ont été consommés en 1,5 heures. Environ une heure après le début de la dernière boisson, un échantillon de lait (environ 1 ml) a été prélevé. Cet échantillon a été étiqueté «1 heure – 3 boissons». Un autre échantillon a été prélevé environ une heure après (2 heures après le début de la dernière boisson). Cet échantillon a été étiqueté «2 heures – 3 boissons».
Les échantillons ont été stockés dans le réfrigérateur jusqu’à leur analyse. Un instrument type Agilent headspace a été utilisé pour exécuter les tests. Les étalons de propanol et d’éthanol ont également été testés pour s’assurer que l’instrument était dans les limites. L’instrument est entretenu par la Section de toxicologie du laboratoire KSP et utilisé dans les déterminations médico-légales de la teneur en alcool dans le sang et les urines.
Résultats:

L’échantillon marqué comme «immédiat» a enregistré 0,1370 mg / ml, ce qui correspond à 0,01370% d’alcool dans l’échantillon. L’échantillon marqué «2 heures» est enregistré sous 0,0000 mg / ml, ce qui correspond à 0,0000%. L’échantillon intitulé «1 heure – 3 boissons» a été enregistré comme 0,3749 mg / ml, ce qui correspond à 0,03749% d’alcool dans l’échantillon. L’échantillon intitulé «2 heures – 3 boissons» a été enregistré comme 0,0629 mg / ml, ce qui correspond à 0,00629% d’alcool dans l’échantillon.
Conclusion:
La teneur en alcool dans le lait maternel immédiatement après avoir bu équivaut à une boisson témoin de 0,0274. C’est comme le mélange 1 once de vodka témoin 80 (un shot) avec 2919 onces de mélangeur. En passant, 2919 onces correspond à plus de 70 litres. Deux heures après avoir bu une boisson (forte), l’alcool a disparu de l’échantillon. Complètement inoffensif pour le nourrisson. Boire environ 3 boissons en une heure et demie a entraîné un chiffre plus élevé, mais des quantités négligeables d’alcool seraient transférées à l’enfant. Une heure après l’absorption des 3 boissons, le lait était l’équivalent d’une boisson témoin 0,07498. Ce serait comme ajouter 1 once de vodka témoin 80 (un shot) à 1066 onces de mélangeur (1066 onces est plus de 26 litres). Deux heures après avoir absorbé les 3 boissons, le lait était l’équivalent d’une boisson témoin 0,01258. Ce serait comme ajouter 1 once de vodka témoin 80 à 3179 onces de mélangeur (plus de 80 litres). Ainsi, même si un nourrisson a beaucoup moins de poids corporel, l’un de ces pourcentage d’alcool dans le lait maternel est peu susceptible d’affecter négativement le bébé.


Et encore, un autre article tiré d’un bulletin de La Voie Lactée, la revue québécoise de la Ligue La Leche.

 

L’alcool, l’allaitement et le temps des Fêtes

par Élise Vidal, mère de trois enfants, Saint-Mathieu-du-Parc, monitrice LLL

Le temps des fêtes : moment festif, de rassemblement et de réconfort par excellence!

Période d’indulgence durant laquelle on se permet des douceurs qui font du bien.

Encore une fois cette année, plusieurs mères qui allaitent se demanderont si oui ou non, elles peuvent se « permettre » ce verre de vin au souper, ce cocktail à l’apéro ou ce digestif en soirée.

Concernant la consommation d’alcool pendant la grossesse, les recommandations au Canada sont généralement bien connues de tous (par les professionnels de la santé comme dans la population en général), soit que la consommation d’alcool est à proscrire durant toute la grossesse. Mais lorsqu’on parle de consommation d’alcool durant l’allaitement, il semble y avoir un flou… On entend parfois dire que la mère doit laisser passer un certain nombre d’heures avant d’allaiter son petit lorsqu’elle a consommé de l’alcool. Qu’elle doit jeter son lait. Qu’il est préférable d’exprimer du lait en prévision des boires de son bébé durant les moments où elle consommera de l’alcool, ou même qu’il vaut mieux donner des préparations commerciales pour nourrisson à son enfant durant cette période.

Dans le livre « Breastfeeding Made Easy » du réputé pédiatre espagnol Carlos Gonzales, collaborateur auprès de La Leche League International, on explique bien le rapport entre l’alcool consommé par la mère et celui présent dans son lait. À l’aube du début du temps des fêtes, il est important de bien comprendre tout cela pour être en mesure de faire un choix éclairé.

La réponse courte à la question « Une mère qui allaite peut-elle consommer de l’alcool lorsqu’elle allaite » est oui.

Peut-elle en consommer sans modération? Dans ce cas, la réponse est non. D’ailleurs, PERSONNE ne devrait consommer d’alcool sans modération. Cela vaut tout particulièrement pour une mère responsable de prendre soin d’un bébé ou d’un enfant.

Comme l’explique très bien Dr Gonzales, la concentration d’alcool dans le sang est à peu près la même que dans le lait maternel. Ainsi, une mère présentant un taux d’alcool dans le sang de 0,05% (la limite légale pour conduire dans plusieurs pays d’Europe) nourrira son bébé d’un lait contenant 0,05% d’alcool. Comme le sang, le lait se filtre continuellement. Donc, au fil du temps, simultanément à la descente du taux d’alcool dans le sang de la mère, son lait deviendra de moins en moins alcoolisé (le taux d’alcool dans le lait diminuerait même un peu plus vite que celui du sang). Le lait accumulé « dans les seins » n’est pas statique; il est en constante transformation. Tout comme le sang n’est pas immobile dans nos veines!

Il peut faire peur à certaines mères (et à leur entourage) de nourrir un enfant avec du lait « alcoolisé ». Cependant, il est important ici de relativiser. Légalement, dans plusieurs pays, un breuvage contenant moins de 0,5% d’alcool est considéré sans alcool. On parle ici de 10 fois plus d’alcool qu’un breuvage contenant 0,05% (le lait de la mère dont nous parlions plus haut, qui aurait bu assez d’alcool pour présenter un taux d’alcool dans le sang de 0,05%). Pour qu’une mère produise un lait qui serait considéré « alcoolisé » d’un point de vue légal, il lui faudrait fabriquer un lait à plus de 0,5% d’alcool. Le sang de cette mère devrait donc contenir 0,5% d’alcool ou plus. Or, pour un très grand buveur comme pour un buveur occasionnel, un taux d’alcool sanguin de 0,5% entraîne un coma éthylique. Le corps ne peut tout simplement pas fonctionner à un tel taux d’alcoolémie sanguine. Le sang d’une personne en état d’ébriété (grand buveur ou buveur occasionnel, sans distinction) pourra atteindre 0,2% ou 0,3% d’alcool, mais de façon réaliste, le sang d’une mère buvant modérément n’atteindra que rarement 0,05%.

Aussi, étant donné que le bébé ne boit que quelques dizaines de millilitres de lait par boire, l’alcool dans ce lait se retrouve en quelque sorte « dilué » dans son petit corps. Le taux d’alcoolémie sanguine du bébé ne se trouve donc pas à être égal à celui de la mère, et dans tous les cas, il est de beaucoup inférieur.

On peut donc dire que de boire de l’alcool n’est pas incompatible avec l’allaitement. Nul besoin donc de compter ses consommations ou de donner un substitut de lait maternel à son enfant lorsqu’on a bu un verre ou deux. Certes, nous partons de la prémisse que la modération a bien meilleur goût, et qu’en effet, allaiter un enfant en ayant bu une quantité plus ou moins grande d’alcool comporte des risques : bébé plus somnolent, baisse du réflexe d’éjection chez la mère, etc. Une mère sachant que sa production lactée est déjà fragile, qui allaite un bébé prématuré ou présentant une problématique particulière aura tout intérêt à bien réfléchir à la question avant de prendre un verre. Il faut aussi, bien entendu, considérer que le sommeil de la mère pourrait être perturbé (à considérer lorsqu’on pratique le partage du lit), ainsi que son niveau de vigilance.

Ceci dit, nous parlons ici d’une consommation d’alcool occasionnelle. Du lait maternel contenant de l’alcool, quotidiennement, n’est certainement pas l’idéal, et une mère présentant un problème de consommation d’alcool a tout intérêt à demander de l’aide.

Gardons bien en tête aussi que lorsque nous sommes responsables d’un enfant, il n’y a pas que le taux d’alcool dans le lait qui prime. Être alerte et réceptive demeure la priorité numéro un!

Nous devons aussi respecter la mère qui choisit de s’abstenir de boire complètement en période d’allaitement. Comme dans tous les domaines, nous avons toutes nos limites et il est toujours sage de les respecter.


Voilà tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet, en restant concise.

Alors, votre avis ?

En ce qui me concerne, entre quelques verres de vins de temps et temps et le sevrage, le choix est évident 😉

Belles fêtes à toutes !


Pour plus d’informations

http://www.lllfrance.org/index.php?option=com_k2&view=item&id=1175&Itemid=130

http://www.meilleurdepart.org/resources/alcool/pdf/desk_reference_fre.pdf

References

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Posted on: 8 décembre 2016, by : aclecoeuvre